Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière....
A méditer!!
OSE MOTS OSE
Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière....
A méditer!!
Le vent effleure mon visage, les parties de mon corps dénudées.
Il est si délicat, comme s’il voulait m ‘ habiller d’un voile aérien
Mes paupières closes papillonnent doucement suivant inconsciemment les ombres que dessine le soleil.
Il joue à cache-cache avec les nuages cotonneux.
J’ai le sentiment de flotter parmi eux
Les odeurs d’herbe fraîchement coupée, me titillent les narines. J’aime ça.
La rosée séchée par les rayons donne un parfum particulier au gazon
L’heure est à la légèreté.
Je me sens bulle de savon, emportée délicatement vers des sommets
Délivrée de la pesanteur terrestre, des soucis de la vie, des conneries
Je suis pure et fragile mais si forte de cette liberté
Aucune attache, mais des envies de larges
Horizons lointains sans espoir de lendemain
Mes secondes sont comptées mais elles n’ont pas de prix
Je reviens sur terre apaisée de mettre laissé porter
Je reprends ma place dans mon enveloppe humaine
Je retrouve les impressions, les détails
Je suis moi de nouveau
Lestée et prisonnière
Nicole
Le léopard ne se déplace pas sans ses taches
On se prend souvent pour le nombril du monde et pourtant,
Nous sommes comme ces étoiles, un grain de poussière perdu dans l'univers...
Nicole.
Chat perché, tu aimes parfois chaparder, chasseur à tes heures
Charmeur ou charlot , quelques chatteries ou chassé-croisé,selon tes humeurs
Toi, petite chatte,
Dans ton indolente paresse, qui règne, dans ma maison, en digne maitresse
Tu décides où et quand tu reçois mes caresses...
Nicole.
Les fleurs du mal : Baudelaire
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.
Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les prorportions de l'immortalité.
-Désormais tu n'es plus,ô matière vivante !
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux;
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.
Je viens d'acheter : "La prochaine fois" de cet auteur que j'apprécie énormément...
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